mardi 27 juillet 2021

"Quelques" changements ...


 Vers 1940 ...

 

                                                                                                                    à droite : Robert Beigneux et Roger Calvat
 



lundi 26 juillet 2021

Le certif '

 

En 1882, la loi Jules Ferry rend l'instruction primaire obligatoire de 6 à 13 ans. L'article 6 précise : 

"Il est institué un certificat d'études primaires ; il est décerné après un examen public auquel pourront se présenter les enfants dès l'âge de 11 ans. Ceux qui, à partir de cet âge, auront obtenu le certificat d'études primaires seront dispensés du temps de scolarité obligatoire qui leur restait à passer. "

C'est ainsi que, pendant longtemps, le certificat d'études  marque l'entrée dans la vie active. 

Ce sont les instituteurs qui décident d'y présenter les élèves qui ont le plus de chance de le réussir.

Pour les jeunes asprions, les épreuves se passent à St Firmin, chef-lieu  de canton. C'est ainsi que le jeune  Aristide Garnier  se rend  à St Firmin, le 4 juin 1904. 

 Ce jour-là, Aristide passe des épreuves écrites pour lesquelles Monsieur Martin, son instituteur, l'a entraîné toute l'année :

dictée, écriture, composition française portant sur la morale; calcul, histoire-géographie, sciences.Voici des extraits du cahier d'entraînement d'Aristide ...


                                                                                            cahier Aristide Garnier

 
 

                                                                                      cahier Aristide Garnier

 

Lecture et récitation sont également au programme. Presque le grand oral !
 

  Comme Aristide est un garçon et qu'il vit en secteur rural, il est interrogé sur l'agriculture.



 

Aristide obtient donc son certificat d'études le 4 juin 1904, le résultat est connu le jour même des épreuves.

 

 

Aristide peut entrer dans la vie active. Vie active qui sera de courte durée puisqu'il part à la guerre en 1914. Il n'en reviendra pas.
 


 

vendredi 9 juillet 2021

Du Val d'Aoste au Valgaudemar ...

 La fresque visible sur la place du village a été peinte en 2016 par Catherine Despresles. 

Elle représente un paysage de la vallée d'Ayas,une vallée perpendiculaire au Val d'Aoste.... clin d'oeil aux origines italiennes de la famille Demoz.

 

 

Le coq nous invite à entrer dans le paysage...

Le Cervin (4478 m) reconnaissable à son aspect pyramidal domine la vallée. L'élégant château d'Issogne regarde celui de Verrès, plus austère. Au premier plan, des vaches laitières, de race pie rouge valdotaine.

 Chaque année, fin septembre, lors de la fête de la Désarpa (désalpage) qui marque leur retour dans la vallée, les vaches défilent décorées de magnifiques cloches et de fleurs très colorées.

 

C'est avec ces images qu' Emile Demoz et son épouse Nathalie  arrivent à la ferme de La Naute en 1934.  Ils font l'acquisition de deux vaches. Emile commence également son activité de maçon, il sera donc fermier et maçon. 


Si vous observez bien la fresque de la place du village, vous remarquerez sur la gauche la présence d'une cloche dont le collier est marqué de la lettre D en pointillés ... elle fait écho à celles que portaient les vaches d'Emile Demoz.


 La maison d'Aspres est restaurée pendant plusieurs années avant de pouvoir y installer la famille en 1951.

 Emile a soigneusement étudié l'aménagement de l'écurie afin de la moderniser et de l'assainir.

Ainsi, l'espace dédié au cheval est pavé "en bois de bout", des tiers de rondins  posés verticalement, ce qui leur assure une très grande résistance aux coups de sabots du cheval tout en permettant d'amortir le bruit et de protéger les fers. 


photo prise dans l'écurie maison Demoz
 

L'espace réservé aux vaches est pavé de dalles en terre cuite. Leur surface est dotée de petits cubes qui empêchent les bêtes de glisser et favorisent l'écoulement des urines  rendant la litière plus sèche.

 


photo prise dans l'écurie maison Demoz
 
 Les vaches ont un abreuvoir à disposition.
 

photo prise dans l'écurie maison Demoz
 
Une écurie en avance sur son temps ...



 


dimanche 27 juin 2021

Débroussaillage ...


 Vous serez les bienvenus  le vendredi 9 juillet de 8 h 30 à 12 h pour une séance de débroussaillage à La Citadelle.

 RDV sur place !

 


 

 

 

jeudi 24 juin 2021

Adhésion 2021

 Vous souhaitez renouveler votre adhésion à l'association,  vous voulez être adhérent ... la cotisation 2021 est de 13 €.


 Règlement par chèque à mettre  dans la boîte aux lettres de l'association sur la place du village ou à remettre à Marcel Demoz.

mardi 22 juin 2021

Lou daï

 La faux .... lou daï en patois. 

 

 
 dessin de Gérard Hibon
 
 
 
Voilà un outil agricole qui garde son intérêt car il permet de faucher l'herbe (de façon écologique !) sur tous types de terrains. Son utilisation nécessite cependant un certain savoir-faire.
 

L'art du fauchage expliqué par André ... commençons par la liste du matériel : faux, marteau, enclumette et pierre à aiguiser.




 Préparation de la faux.

La lame doit être battue sur une petite enclume  ("l'enchampaire" en patois) à l'aide d'un marteau (lou martéou). Le fait de taper la lame amincit le métal et le durcit. 

 


 Il peut être nécessaire de vérifier que la lame présente le bon angle de fauche. On prend un point de repère sur le sol, la pointe et le talon de la lame doivent passer par un même point.

La lame est ensuite affutée à l'aide d'une pierre ce qui va "rendre le coupant vif." On passe la pierre sur le bord de la lame d'un mouvement aller-retour dessus dessous 3 à 4 fois.

 

 

Sur le terrain, le faucheur doit régulièrement affûter la lame, il accroche donc autour de sa taille un étui à pierre ("le coulier" en patois ou coffin) rempli d'eau (ce qui apporte davantage d'abrasion). Pour conserver l'eau, on peut placer une touffe d'herbe dans l'étui.

Cet étui était autrefois en bois ou en corne de vache, celui d'André est plus moderne : un fond de bouteille  en plastique ...

                                                                            musée virtuel des Gens de Billé

 

 Passons au fauchage ....

Quelques conseils pour bien tenir sa faux : le bras droit est tendu afin de toujours donner la même courbe, le bras gauche est plié pour donner l'angle et la hauteur de coupe. Le talon de la lame doit toucher le sol. La coupe permet de faucher sur un arc de cercle de 1,20 m environ. Il ne faut pas forcer mais laisser glisser...

L'herbe se coupe le matin, à la rosée ! Démonstration en images ...



 

Vous avez envie de réhabiliter la vieille faux entreposée dans la grange ? Voici un site très complet avec schémas à l'appui !

http://www.faulx.info/topic/index.html

 

Merci à André pour son partage de savoir-faire.

 

Et pour clore cet article, une belle photo de Jean Mondon en train d'aiguiser sa faux.


                                                                                                                                   collection privée
 



 

dimanche 20 juin 2021

Après la récolte



 

Placé en hauteur contre la façade, composé d'un plancher  ajouré, le séchoir à noix laisse entrer le vent pour sécher les noix. Elles sont ainsi protégées de la pluie, des oiseaux et des rongeurs. Une ouverture dans le mur de la grange permet de placer les noix sur le séchoir.

jeudi 10 juin 2021

Des habitudes très régulières ...

 Se retrouver chaque après-midi pour bavarder, passer un moment ensemble ... une habitude très régulière pour les habitants de la Vielle. 

 Les aînés vont désormais pouvoir raconter le village aux nouveaux habitants du quartier sur le banc tout juste  inauguré !

 

Des habitudes régulières au quartier de la Vielle déjà au 19 ème siècle ...

 Dans ses Mémoires, Isabelle Reynaud (1853-1943)  raconte son "bon oncle Joseph Reynaud" venu vivre au château :

"Le bon oncle Joseph Reynaud avait pris sa place au cercle de la famille. Je n'ai jamais connu de vieillard plus doux! plus propre et d'une humeur aussi égale ! Il arriva à Aspres un matin de printemps vers 1859. Né en 1780, il nous paraissait vieux, il arrivait de Lyon, son vêtement marron d'une forme nous rappelant les habits à la française, ressemblait à celui de l'oncle de la bibliothèque de Dopper, ses cheveux blancs tombaient un peu longs sur son cou et son chapeau retourné sur les bords ressemblait par devant à un tricorne. Le bon oncle prit tout de suite des habitudes très régulières : il allait le matin à la rencontre du facteur et revenait en lisant son journal.Le soir, Mr le Curé le prenait en traversant la cour et ils allaient en causant toujours sur le même chemin ; arrivés à Champlong, ils s'asseyaient sur deux pierres placées du côté du mur, Mr Mourriu lisait son bréviaire et l'oncle arrangeait les ronces qui poussaient aux environs. Plus tard, quand le curé fut changé et que l'oncle ne fit plus sa promenade habituelle, je ne sais qui, plaça les deux pierres l'une sur l'autre comme on tourne contre le mur un siège que l'on ne veut pas voir occupé par un étranger et les ronces peu à peu les recouvrirent ..."


                                                                                       Le Château d'Aspres, dessin d'Isabelle Reynaud.



mardi 8 juin 2021

Auberges, cafés et .... brasserie !

 Après 6 mois de travaux, l'auberge d'Aspres se transforme en micro-brasserie, pub, restaurant. C'est le projet de Béatrice et Alain BERNARD qui ont à coeur d'en faire un endroit convivial. 

Ouverture du restaurant le 10 juin. 

 


 

L'occasion de faire un retour en arrière sur les cafés et restaurants "d'autrefois" à Aspres et dans le hameau voisin.

Sur la place du village .... l'hôtel-restaurant Manent repris par la famille Achard.

 

 

Au Motty ... le café-restaurant Mathieu.

 

 

Aux Reculas ... le café de l'industrie tenu par la famille Mondon.

 

   
 
collection privée famille Mondon